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CONDE de la CORTE

Dolores AGUIRRE

GANADERIA DU CONDE DE LA CORTE

Evoquer la ganaderia du Conde de La Corte, pour les plus anciens d’entre nous, c’est revenir à l’époque du vrai TORO BRAVO, celui des années 50-60-70. Nous entendons d’ici les esprits curieux nous demander : qu’est-ce qu’un TORO BRAVO ?

Morphologiquement c’est un toro dans le type de son encaste (ne comparons pas un Santa Coloma  et un Parladé)

Sur le plan moral, il doit être combatif jusqu’au bout, avoir de la force (fort comme un toro dit le proverbe), de la puissance, de la promptitude dans sa charge et ceci aussi bien face aux picadors que dans la cape ou la muleta du torero.

C’est le genre de toro qui demande à être dominé et qui « demande les papiers » (comme disent les figuras d’aujourd’hui). Si ce n’est pas le cas, ce sont eux qui vous dominent. Pour toréer un vrai toro bravo, il faut avoir du métier et du courage. Combien de grands maestros se sont fait déborder par ce genre d’animal.

Agustin MENDOZA y MONTORO de ESPINOSA , Conde de la CORTE créera son élevage en 1920 en rachetant  celui de la famille  MORA FIGUEROA, dont il changera le fer pour le O barré couvert de la couronne Condale. En ligne directe des Condes de VISTAHERMOSA , en passant par MURUBE, YBARRA, PARLADE et TAMARON, nous sommes au cœur de l’élevage BRAVO, le nec plus ultra de la cabaña brava. Ces 6 ganaderos consécutifs réussirent, entre 1774 et 1920, à créer un encaste majoritaire et en cannibaliser beaucoup d’autres.

Jusqu’à ce que Juan Pedro DOMECQ (lui aussi en ligne directe du Conde de la Corte), ses frères et leurs acolytes en fassent des « toros artistes », l’encaste LA CORTE était un des plus prisé de l’aficion amoureuse des toros mais aussi des vedettes qui les affrontaient. Toros de respect pour toreros poderosos . Pierre DUPUY, directeur de la revue TOROS pendant 24 ans et torista impénitent, n’hésitera pas à faire du Conde de la Corte, le meilleur ganadero du 20 ème siècle.

Suite à un passage à vide (on dit bache en espagnol) des années 80-90, la crise financière de 2008 a failli avoir raison de l’élevage.

Après Luis Guillermo, c’est aujourd’hui son frère Agustin LOPEZ OLEA qui gère la ganaderia toujours située à Jerez de los CABALLEROS, sur la finca Los BOLSICOS, avec ses enfants et ses neveux.


Deux novillos prévus pour BEAUCAIRE n° 54 et 56

GANADERIA DE DOLORES AGUIRRE

En 1977, Doleres AGUIRRE racheta une ganaderia crée par Atanasio FERNANDEZ pour sa fille. De cette origine prestigieuse, elle gardera des toros parfois grands, osseux et un coté fuyard, manso con casta, caractéristique des Atanasio. Doña Dolores en bonne Bilbaeña qu’elle était, même intime d’Antonio ORDONEZ, savait ce qu’elle voulait comme caractère de toro. L’excès de faiblesse de cette ganaderia ne la satisfaisait pas et elle ne cachait pas son gout pour le toro encasté. Le toro encasté c’est celui qui, malgré l’arme de destruction massive que peuvent représenter les picadors, les chevaux et les piques reste debout, chargeant avec force jusqu’à la fin. INDESTRUCTIBLE.

 La stabilisation de l’élevage et le retour de la caste viendront par un rafraichissement de 2 étalons du Conde de la Corte en 1981 : Ali et Tamaris. Retour à la source la plus pure et surtout retour gagnant. Fin des années 80 les AGUIRRE reprirent le chemin des grandes arènes sur le créneau TORISTA qu’on leur connait encore aujourd’hui.

Ils font régulièrement, depuis 30 ans, les belles après midi des aficionados de Vic Fezensac à St Martin de Crau en passant Ceret, Madrid, Bilbao, Pamplona…..

Dolores n’est plus depuis 2013 mais sa fille Isabel a depuis, brillamment repris le flambeau.

Jusqu’à l’année dernière aucun apports de sang extérieur ne fut pratiqué. En 2019 firent leur entrée dans la dehesa FRIAS, des vaches appartenant au défunt Hilario FERNANDEZ et portant le fer ……….du Conde de La Corte.

Suite à cette présentation il est clair qu’aucune autre ganaderia que celle de Dolores AGUIRRE ne pouvait être présentée sur ce desafio au thème Conde de la Corte et aux 100 ans du fer Condal.